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18/04/2009

Infantilisation

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Dans l'anorexie de l'adulte, il y a un processus d'infantilisation qui se met inconsciemment en place. Je ne sais si c'est une généralité mais c'est ce qui m'est arrivé, ainsi qu'à d'autres personnes que j'ai croisées.

Ne pas manger attire l'attention, évidemment. Et pourtant, quand on est le centre de l'attention, on n'aime pas la situation non plus. Une ombre de sentiment parano nous suit, avec toute sa culpabilité.

Dans mon cas, il s'agit entre autre d'une peur de redevenir adulte et d'avoir à faire face à tout ce qui en incombe. Mais surtout, celle de mon travail qui est exige des responsabilités énormes. Cette maladie nous donne l'excuse de ne pas être à la hauteur et de ne pouvoir tout assumer.

L'attention, l'aile protectrice que l'on recherche, est celle des parents bien sûr. Etre à la recherche du cocon perdu ou mal connu. Là où règne sécurité. Il en va de même pour le conjoint. On cherche à se cacher derrière lui, à avoir ses bras quand on a peur. Quand vient le moment de rentrer en clinique, tous ces filets de sécurité amortissent le choc de la chute. On se dit que, quoi qu'il arrive dans notre travail, à savoir la pire des choses, le licenciement pour cause de maladie, il y a toujours nos proches derrière pour nous rattraper et nous sécuriser.

Cette réflexion concerne le mécanisme, partiellement, de mes rechutes.

Tomber de haut...

Glisser...

Sur un bon coussin...

Et être protégée des dures réalités du monde dans lequel nous vivons !

Ce coussin, cette sécurité familiale, je travaille à y mettre de la distance. Remplacer le coussin par le sol.

Et ça fait mal de tomber le derrière sur le sol, je vous le dis !

 

Article corrigé le 25/5/2010

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