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29/12/2010

Décès d'Isabelle Caro, ex-mannequin anorexique

Article paru dans la libre.be ce 29 décembre 2010.

 

phpThumb_generated_thumbnailjpg.jpeg"Sa photo montrant son corps nu décharné, dans le cadre d'une campagne contre l'anorexie, avait ceéé la polémique en 2007: Isabelle Caro, ancien mannequin et comédienne française est décédée à 28 ans.Les raisons précises de son décès, annoncé par 20 Minutes.ch n'ont toutefois pas été révélées.

Son ami, le chanteur suisse, Vincent Bigler, qui devait enregistrer un clip vidéo avec elle sur une chanson traitant de la maladie, intitulée "J'ai Fin" (Sic), a rendu hommage à la jeune femme sur son site en confirmant son décès.

"Elle avait été hospitalisée pendant 15 jours pour une pneumopathie et dernièrement elle était très fatiguée, mais je ne connais pas la cause de son décès", a déclaré le chanteur, cité par 20 Minutes.ch.Originaire de Marseille, Isabelle Caro, avait posé en 2007 devant l'objectif du photographe Oliviero Toscani pour une campagne parrainée par la marque de vêtements italiens "No-I-ita", visant à dévoiler les méfaits de l'anorexie et sa conséquence inéluctable.

"La maigreur ça engendre la mort et c'est tout sauf la beauté, c'est tout le contraire", disait-elle, espérant que les "jeunes filles" qui verraient sa photo comprendraient la réalité morbide cachée derrière les clichés, "les belles parures et belles coiffures" des magazines féminins.

Elle disait vouloir "réveiller les consciences" sur la maladie qui frappe nombre de mannequins. "Cette photo sans fard et sans maquillage ne me met pas en valeur. Le message est fort : j'ai du psoriasis, la poitrine qui tombe, un corps de personne âgée", avait-elle déclaré, en expliquant sa démarche.

La jeune femme souffrait d'anorexie depuis l'âge de 13 ans, ce qui l'avait notamment plongée dans le coma en 2006 alors qu'elle ne pesait que 25 kg pour 1m65. Mais elle avait décidé de s'en sortir et avait lutté, annonçant, début 2010 avoir atteint le poids de 42 kg."

Ce que j'en pense... Un drame... Beaucoup de choses qui feront l'objet du prochain article.

 

25/12/2010

Le Corps Change...

Mon corps change... Il reprend forme. Cela faisait longtemps.

J'avais l'habitude de pincer mon ventre et n'avoir que la peau entre mes doigts. Sentir mes hanches saillantes. Voir toutes mes côtes et les vertèbres dans le dos. Avoir mal au coccyx quand je m'asseyais. Regarder les plis de peau de mon ventre quand je me penchais. Je me disais : "On dirait un sharpay". Mon visage était creux. Mes seins rapetissés, privés de chair. Mes flancs décrivaient une courbe osseuse que j'aimais bien.

A présent, je retrouve ma féminité. Mes seins ont repris du poil de la bête. Mes fesses s'arrondissent. Mon dos retrouve des muscles qui cachent les côtes. Ma taille se galbe. Mes jambes restent fines mais se tapissent d'un petit coussin sur le haut des cuisses. Les plis de mon ventre se remplissent. Le bas de mon dos porte une petite poignée d'amour au-dessus des hanches. J'ai meilleur mine. COMME TOUT LE MONDE. Mais c'est encore très peu compte tenu de mon poids. Je ne suis pas encore au BMI 15.

Comment je le vis ?

Bien. Je n'ai jamais vraiment souffert de dysmorphisme. Me voir grosse alors que je suis maigre. Quand j'ai décidé de m'imposer un contrat de poids, c'était en connaissance de cause. Je savais que mon corps allait changer et être bien plus beau. Cependant, j'ai parfois un peu de mal à certains endroits. Je n'aime pas sentir ma nouvelle chair. Petite nostalgie du rien. Mais je sais que je retourne vers une certaine normalité et tel est mon désir le plus profond. Alors, quand je prends du poids, encore, je me dis : "C'est comme ça. Je m'y habituerai." Car oui, ce n'est plus qu'une question d'habitude. Avec le temps, mon ancienne image s'effacera pour laisser place à celle-ci, une plus belle silhouette.

Tout arrive... Même 7 ans après une anorexie tenace, résistante, paralysante.

J'étais devenue chronique. Mon pronostic de guérison était faible. Je ne suis pas guérie cependant, j'ai juste enfin le contrôle sur la maladie. C'est moi qui décide. Plus elle.

Le dernier travail, le plus important, est la consolidation dehors. Il arrive tout doucement...

14/12/2010

Des variantes génétiques associées à l’anorexie mentale

Lu dans le journal du médecin belge, 13/12/2010

" Des chercheurs américains ont réalisé une étude d’association du génome entier confirmant le rôle du gène OPRD1 et de la région HTR1D dans le risque d’anorexie mentale.

Le Dr Hakon Hakonarson, directeur du centre de génomique appliquée de l'Hôpital des enfants de Philadelphie, et le groupe Price Foundation Collaborative Group, également de Philadelphie (Etats-Unis), ont eu l’idée de réaliser une étude d’association du génome entier (GWA) à la recherche des polymorphismes portant sur un nucléotide (SNPs)1, des variants courants de gènes qui aident à désigner une région de gènes provoquant une augmentation du risque de survenue d'une maladie. En l'occurrence, il s'agissait de l'anorexie mentale.

C’est la plus grande étude génétique dans ce trouble psychiatrique du comportement alimentaire qui a été réalisée jusqu’ici. Elle a été menée chez 1.033 jeunes anorexiques - avec seulement 24 garçons - et chez 3.733 témoins.

Complété par une analyse des variations du nombre des copies (CNV) de gènes impliqués, ce travail a permis d'identifier quelques régions possédant des CNV rares et qui ne sont observés que dans les cas d’anorexie mentale, ainsi qu'une CNV perturbant la région CNTN6/CNTN4.

«Nous confirmons les résultats d’études antérieures sur l’anorexie mentale, qui ont montré que le gène OPRD1 et la région HTR1D confèrent un risque,ont commenté les chercheurs. Nous n’avons pas détecté d’autres candidats évidents, mais une liste de gènes potentiellement impliqués est apparue, les allèles devant être étudiés plus avant.»

Les chercheurs, dont les résultats ont paru en ligne dans Molecular Psychiatry le 16 novembre 2010, concluent à des «indices intrigants concernant des gènes qui méritent plus ample investigation, notamment des gènes actifs dans la signalisation interneuronale et le façonnage des interconnexions neuronales.» Pour eux, de nombreux gènes candidats demeurent inconnus. "