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03/03/2011

Retour de flamme

Il y a 6 jours, j'avais atteint le poids que je m'étais fixé. L'anorexie me semblait bien loin. Je criais victoire. Je ne l'entendais plus.

Ou peut-être...

Ne voulus-je plus l'entendre ?

J'ai mis mes mains sur mes oreilles et j'ai poursuivi mon chemin. Puis, je l'ai entendue me murmurer ses éternels dilemmes. "Et si tu mangeais un peu moins au souper ? Tu as le droit de souffler après tous tes efforts. Tu ne dois plus te forcer à croquer des sucreries sur le côté. Tu es arrivée à ton cap."

Oui, je lui ai donné raison. Je me suis autorisée à souffler. J'ai relâché la pression. J'ai accusé beaucoup de fatigue. Et me suis dit que ce n'allait pas avoir d'impact sur la prochaine pesée.

Et vous savez quoi ? Je me suis trompée ! Forcément. Elle m'a dupé encore une fois ! Je croyais naïvement qu'elle n'avait plus de raison d'exister mais elle les a toutes !!! Mon poids l'a soulève. La tourmente. Elle a voulu me retirer vers le bas. Elle a réussi. J'ai reperdu un peu de poids.

Comment procéder pour ne plus la laisser me contrôler ?

Je vais utiliser un procédé de coaching. Je programme la veille au soir ma journée alimentaire du lendemain en faisant en sorte que je termine le plus de jours possible dans le vert. Le vert indique que des extras ont été pris. Une journée rouge est comptée dès le moindre chipotage. Une journée neutre est celle où je mange tout ce qui est prévu, sans plus. Planifier le menu de chaque jour et faire le point de la journée avant de se coucher. J'ai changé de cap aussi. Le premier fut mon poids du contrat. A présent, je regarde à  plus long terme. Mon cap est mon idéal de vie. Il ne se compte plus en kilos mais en bien-être et énergies.

RIGUEUR et DISCIPLINE. Tels sont les maîtres mots pour tenir la route.

Commentaires

Bonjour,

Il faut que vous teniez bon ... pour vous bien entendu mais aussi, égoïstement, pour moi et surtout pour ma fille.

Je vous lis souvent et vos textes me font beaucoup de bien. Parfois, c'est douloureux. Mais la plupart du temps, c'est un merveilleux réservoir d'optimisme.

Bravo pour votre blog.

Écrit par : Klimt | 04/03/2011

Merci Klimt.

J'ai vu beaucoup de jeunes filles et femmes durant mes multiples hospitalisations. Et je peux vous dire qu'elles sont nombreuses à s'en sortir, aussi loin peuvent-elles parfois aller, ou aussi résistante comme je le fus à accepter de l'aide pour remonter le poids.
C'est très douloureux pour les parents parce que vous vous sentez sans doute impuissants. Mais sachez que vous ne l'êtes pas. Il suffit de montrer à votre fille que vous la soutenez (en souffrant parfois en silence car en haussant le ton, elle se réfugiera encore plus dans la maladie).
Gardez espoir. Comme moi je le garde dans mon cas.

Écrit par : chiche | 04/03/2011

L'une des premières pensées de la journée doit être pour ceux qu'on aime.
Ne pas les négliger , ils sont notre plus belle richesse. Penser à leur dire la place importante qu'ils occupent dans notre vie, et leur redire aussi souvent que possible.

Tout se qui reste d'une vie (quelque soient les difficultés, ou la longueur) est l'amour que l'on a su donner à ses proches.

Écrit par : Tamie | 03/05/2011

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