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05/10/2009

Discipline A Domicile

Aujourd'hui est le premier jour de la mise en route de l'alimentation parentérale à domicile. Mes sentiments sont très mitigés. A la fois je préférerais tout arrêter pour mon "confort" psychique mais surtout me laisser faire devient plus fort que tout ! C'est rassurant pour moi-même qui, depuis des années, consciemment et inconsciemment, luttait contre toute prise de poids mais surtout pour tous mes proches qui souffrent sans conteste de la situation. Me voir survivre devenait plus qu'angoissant ! Sans parler de leur sentiment d'impuissance. Mais pour moi, la lutte CONTRE est terminée. Le vrai combat commence maintenant, POUR reprendre des forces !

Dans moins d'une heure, on me remettra l'aiguille dans le boîtier, le RASC, et je raccorderai cette poche durant la nuit. Le problème contre lequel je dois lutter est de ne pas me reposer sur mes lauriers ! Si vous saviez comme j'aimerais me dire que je peux passer le souper parce que " c'est moins grave, vu que tout ce qu'il me faut coule dans mes veines" !. Le repas le plus dur à prendre est bien le repas chaud. Cela ne me goûte pas du tout. J'ai beau varié les goûts, les assaisonnements, les aliments, mes papilles fonctionnent mais sans message d'appréciation perçu par mon cerveau. C'est pire qu'un devoir auquel je ne peux plus me soustraire ! La lutte intérieure permanente. Ereintante. Lassante.

28/09/2009

Le Pas Vers La Vie

 

bracelet_coeur_secret_poiray_or_jaune_cordon_noir.jpgVoilà, le pas a été fait.

Quel pas ?

Un pas vers la Vie. Pour cesser de vivoter, survivre !

Je veux Vivre ! Cesser de sentir les limites de mon corps que je me suis imposée via l'anorexie.

Limites que je n'accepte plus. Je suis encore jeune, il reste tant de choses à accomplir sur tous les plans !

Il a fallu 6 ans. 8 arrêts en clinique. 8 impasses. 8 cul-de-sacs. Toujours faire face à un mur. Le mien, celui que je me suis créée mentalement.

Je suis en train de le détruire à coups de pelle !

Je porte mon petit boîtier, un RASC comme on l'appelle en médecine, qui me connecte à la vie, à une poche de nutrition parentérale, comme un cordon ombilical. C'est comme une renaissance. Douloureuse mais salvatrice...

Il faut parfois recourir à des traitements particuliers, voire extrêmes. Mais pour cela, l'esprit doit être prêt à lâcher prise. Je lâche tout, je ne veux plus rien contrôler !

 

13/09/2009

Une Alimentation En Parallèle

manger_pour_vivre.gifJe mange pour vivre alors que la plupart de la population vit en partie pour manger. Il est difficile à comprendre comment on ne peut prendre de plaisir en mangeant. Comment on n'arrive pas à manger plus pour obtenir un poids "convenable". Ce que je ressens est ce que vous avez déjà ressenti quand vous êtes malades. Vous n'avez pas d'appétit et vous forcer vous renderait malade. Je vis cela au quotidien.

Alors comment vivre normalement alors que mon poids me l'empêche de faire ? Comment prendre du poids sans forcer le passage ?

Il y a deux solutions : la sonde gastrique et l'alimentation parentérale (par voie veineuse).

Pour la sonde gastrique, bien que ce soit le moyen le plus sûr et le plus naturel, puisque le liquide passe dans les voies digestives pour être absorbé, je ne peux pas m'imaginer avec ce tube passant dans mon nez. Cela couperait aussi le peu d'appétit qui me reste. Alors quoi ? Il reste l'alimentation parentérale. En Belgique, certains patients qui ont des problèmes d'intestins et qui n'absorbent donc pas assez de calories que pour vivre bien, ont un système d'alimentation à domicile. Et c'est ce que j'ai envisagé et accepté de faire. Encore faut-il que je dise oui dans deux semaines pour oser lancer cette thérapie. Elle n'est pas dénudée de risques, infectieux essentiellement. Mais ai-je le choix ? Oui, je veux vivre mieux ! La technique serait de me placer une sorte de port-à-cath qui permettrait de brancher la nuit le sac de nutrition. Ce serait donc un complément de calories bienvenu pour mon corps. J'apprendrais durant un court séjour en hôpital comment placer l'alimentation dans les condition stériles.

C'est une mesure extrême, j'en conviens, qui mérite encore réflexion. Mais je veux me sauver, même si cela va passer par des angoisses face auxquelles j'ignore comment je vais réagir !

Quand on est dans un cul-de-sac, il faut penser à tout. J'encourage toutes celles qui souffrent de problèmes alimentaires et qui sont au stade de vouloir s'en sortir, qu'il faut persévérer ! La vie est belle malgré ces obsessions qui nous pourrissent la vie. Tout dépend de quel côté vous regardez ! Voyez la lumière plutôt que le tunnel... On finira toutes par s'en sortir !