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24/01/2011

7 mois

J'arrive au septième mois en clinique aujourd'hui. Heureusement, on ne sait jamais à quelle allure l'objectif sera atteint. Car si je l'avais su à l'avance, jamais, au grand jamais, je n'aurais eu la force et le courage de revenir dans ces lieux. Même poussée par la gravité de mon état.

C'est lent mais il se passe quelque chose de grand. La chose qui m'avait toujours manquée : la rage de vaincre. Je ne veux plus jamais ! retourner dans un état de santé lamentable, pitoyable. Je ne réalise que maintenant, que c'était un cauchemar. Lorsqu'on est plongée en plein en son sein, la vue se trouble. La pensée n'est plus juste. La perception est erronée. Il y a une telle habitude à se sentir faible qu'on apprend à vivre avec. Tout tourne au ralenti. Et la vie passe à côté et on ne peut que l'observer et se sentir impuissant. C'est comme si je conduisais ma voiture sur l'autoroute et que je me faisais dépasser à toute allure par le TGV. Il roule trop vite. Inimaginable de penser qu'on pourrait retrouver un jour la même vitesse.

Mais si...

Tout arrive !

Il me reste un dernier saut à faire sur la balance pour atteindre mon objectif. Mon médecin ne cesse de me dire que si j'y arrive, cela relèverait de l'exploit. Eh bien, j'y compte bien !

Et puis, le travail le plus important, qui déterminera tout, est de maintenir le poids à l'extérieur. Chose que je n'ai encore jamais réussi à faire. Mais ce week-end, lorsque j'ai relâché un peu la pression sur la collation du matin, je me suis mise à paniquer. Cela venait de mes tripes ! J'avais une peur atroce. Celle de rechuter, de perdre du poids. Car il est clair que si je suis laxiste, que ce soit sur les trois collations ou trois repas, je maigrirai très vite. Et pour rien au monde, je ne souhaite refaire un pas en arrière. NON NON NON. Alors, j'entame cette semaine, ce 7ème mois, avec une confiance en moi que je n'avais jamais ressentie, celle d'avoir la force de poursuivre le travail à l'extérieur mais surtout, de le faire convenablement.

Pour tout cela, il faut du temps... De la patience. Du courage. De l'endurance.

Et avoir la chance d'être aimée et chérie par un homme qui ne demande rien de plus que mon total épanouissement pour notre bonheur et notre future liberté.

10/01/2011

RAS-LE-BOL

J'EN AI MARRE. UN RAS-LE-BOL, qui ne motive plus. Que du contraire ! Je suis tellement exaspérée par cette clinique que je n'arrive plus à bien naviguer. Il y a peu, ce ras-le-bol me poussait dehors, à aller de l'avant pour sortir le plus vite possible. Eh bien, ça ne marche plus comme ça à présent. Ca me paralyse. Les petits efforts qui faisaient la différence ont de la peine à émerger. Je fais en sorte de maintenir le cap, de ne pas perdre de poids, car cela m'achèverait un peu plus ! Mais que c'est dur ! J'en ai marre des compléments, des repas froids, des repas chauds, de ce qu'ils proposent en clinique ! Mes papilles dorment. Je ne trouve plus rien qui me donne envie, qui titille un tout petit peu la notion de plaisir. C'est affreux cette indifférence totale par rapport à la nourriture. La gourmandise et l'appétit sont les deux moteurs dont nous avons besoin pour prendre du poids. Facilement. Et j'imagine que vous ressentez l'inverse, surtout à la fin des fêtes de fin d'année. Vous souhaitez perdre l'un ou l'autre kilo. Moi, je souhaite terminer mon contrat en prenant les deux derniers kilos. Et bien, je me demande comment je vais faire si je n'arrive pas à retrouver un peu de tranquillité et de calme.

Une vraie boule de nerfs.

Les nerfs à vifs.

Proche de la crise de nerfs.

Tout me tape sur les nerfs.

La seule chose qui aide à faire baisser la tension interne, est le sport. Aller courir. J'en ai l'autorisation, heureusement. Sans abuser évidemment. Et le défoulement. Je dribble avec un gros ballon et je le fais rebondir en y mettant toute ma force. Ca fatigue bien. Ca soulage bien. Et bonjour les courbatures le lendemain ! Mais que ça fait du bien !

Jusqu'à quelques heures plus tard, où le ras-le-bol repart...

11/12/2010

Les Grandes Mesures Payent

 

1133547.jpgJ'en suis à 5 mois et demi de clinique. Inutile de dire que j'en ai plus qu'assez ! Ras-le-bol ! Marre ! Et tutti quanti !

Il y a un peu plus de deux semaines, j'ai mis les bouchées doubles. L'anorexie m'avait traînée pendant deux mois dans ses méandres sans fin. Une fois la prise de conscience de son jeu et le discours de mon médecin, je n'ai plus été d'accord de la laisser encore une fois diriger ma vie ! Alors on a monté largement les calories pour que ça bouge. Je le désirais plus que tout.

Et je peux dire que les efforts payent ! Un kilo et demi en deux semaines. Cela me rapproche doucement de mon objectif de contrat de poids. Peu de peur, peu de frein. Dès que j'hésite à chipoter dans ce qui est prévu, tout de suite je me dis que cela ne sert à rien de contrôler encore car ça ne fait que reporter le problème à plus tard. Je veux arriver à mon objectif, peu importe si c'est dur physiquement et mentalement. Je suis prête à sentir et vivre avec un nouveau corps, qui ne sort plus d'un camp de concentration ! Je retrouve quelques "rondeurs" féminines, les os se voient moins, les muscles reviennent. C'est beau cette transformation. J'ai l'impression d'être un papillon qui sort de son cocon...