Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

04/09/2010

10 semaines.

J'annonçais deux kilos il y a un peu plus de deux semaines. ENFIN en majuscules ! La prise de poids a continué. Au terme de la neuvième semaine, j'en étais à 2.5 kilos. Je me sentais excessivement bien. Rien à dire à la psychologue si ce n'est que j'étais sereine. Elle me fait remarquer que ce n'est pas facile de dire qu'on va bien... Quand on est en consultation, on largue tout en général. Ce que je fais souvent mais là, que dire de plus que je suis zen et que je retrouve l'éclat dans mes yeux ?

J'allais de plus passer deux jours avec mon ami à la maison. Me changer les idées et m'ôter ce cadre clinique de la tête. Vivre pleinement les moments passés ensemble. Un véritable rafraîchissement !

Puis, de retour de mon escapade amoureuse, le poids a de nouveau chuté. Je m'y attendais. Je ne suis pas au point dehors. L'article précédent évoque ce déni de la réalité que j'ai toujours à 10h30. La collation ne trouve pas sa place ni dans le temps ni dans mon cerveau ni dans mon corps. Je mange bien cette semaine pour rattraper les centaines de grammes perdus. Avec cette impression de trop plein permanent. Je m'attendais donc à une grosse pesée positive. Mais non... Encore 100 grammes de moins ! Pour vous dire la mauvaise perception de ce que c'est de manger normalement.

Retour à la case 2 kilos...

Là, je tire la gueule. Je me renferme sur moi-même. Je sais ce que ça veut dire. Il va falloir augmenter les quantités et les calories. C'est à chaque fois très difficile pour moi. J'aimerais prendre du poids sans manger plus. Alors que les autres patientes espèrent souvent pouvoir manger beaucoup sans prendre de poids... Les peurs se ravivent. L'estomac est lourd, au point de vouloir pleurer. Ca me rend malade cette satiété. Mais voilà, il faut passer par là pour avancer. Souffrir quelques jours puis cela ira mieux.

Je garde la foi...

Je garde le cap...

Je garde mon calme...

Je vais y arriver...

Encore 6 kilos ! Minimum

18/08/2010

8 Semaines.

Nous arrivons doucement à 8 semaines de clinique. Il y a une semaine, j'étais toujours engluée dans la vase de la stagnation. Je préférais ne pas en parler car je pensais qu'il valait mieux donner des notes d'espoir, pour vous, les lecteurs, qui me suivez. A force de lire des échecs, des frustrations, des notes grises, des creux de vague, je ne voulais surtout pas que les personnes qui souffrent de près comme de loin de l'anorexie, perdent leurs espoirs.

4 semaines de stagnation.

4 semaines de changement de menu.

4 semaines livrées à moi-même. Mon médecin, mon infirmière et la diététicienne étaient en vacances.

4 semaines où j'ai livré bataille contre ces démons. Avec toujours cette phrase en tête :"Pas question de les écouter, je maintiens mon objectif. Je vais de toute façon devoir l'atteindre !". Alors pourquoi remettre à demain ce que l'on peut faire aujourd'hui ?

Et mes efforts ont fini par payer. 700 grammes à mon actif, MA victoire, MES initiatives, MES mesures et contraintes que je me suis imposée seule !

Je sus restée en clinique le week-end pour être bien cadrer et ne pas perdre mes fruits. Enorme besoin de prendre l'air mais ce fut remis à plus tard. L'urgence est de prendre du poids. La pesée de mardi fut à nouveau positive.

Grand soulagement.

Me voilà mes 2 premiers kilos !

Meilleure mine...

Traits moins tirés...

Que du bon !

 

06/08/2010

J+42 : Déconfiture

Le poids ne décolle toujours pas, malgré les efforts consentis ces derniers jours. J'ai pris 200 malheureux petits grammes. C'est très frustrant. Le temps passe et j'en ai marre d'être en clinique. Ma vie est dehors. On m'attend !

Ce sont les vacances aussi. Il manque du personnel. La diététicienne, l'infirmière de référence et mon médecin sont en vacances. Qu'ils en profitent ! Le résultat : personne ne vient me booster et m'aider à composer un menu qui me ferait prendre du poids. Je dois moi-même tirer mon plan. La motivation ne vient que de moi. J'ai dû m'imposer une contrainte pour pouvoir rentrer en week-end, à savoir prendre quelques centaines de grammes. J'ai ainsi réussi à travailler ce qui n'allait pas, ce qui était difficile, comme terminer les deux tranches de pain, y poser la garniture, manger le kiwi et quelques petites babioles sur le côté. C'est une victoire en soi, de progresser sans aide tierce. Mais ce n'est pas bon pour mon moral. J'avais besoin d'une prise de poids conséquente pour me rendre le sourire.

Je n'ai fait pas le poids...

Week-end complet à l'extérieur à l'eau !

Je fais grise mine...

Insatisfaite...

Décomposée...

Enragée...

Une histoire de bouches et d'intestins, je vous disais. Oui, plus que tout. Mais il manque des cerveaux pour faire le trio gagnant !