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25/05/2010

Mon Infantilisation Révolue

Si vous remontez le temps dans ce blog, je postais un billet sur l'infantilisation qu'entraîne l'anorexie, le 17/4/2009.

En le relisant, je me demandais si j'avais fait du chemin par rapport à l'année dernière. Brièvement, cet article relatait que la maladie nous donnait l'excuse de ne pas pouvoir tout assumer, que ce soit dans la vie privée mais surtout professionnellement, en ce qui me concerne. On se retranche derrière nos parents ou notre conjoint pour se protéger d'un monde que l'on trouve dur et cruel.

Professionnellement, je suis au repos. Après avoir rechuté 9 fois après maximum 6 mois de travail, force a été de constater que j'ai répété 9 fois un schéma qui m'amène au même résultat : la clinique. Je reprenais le chemin du boulot avec quelques kilos en plus, je sentais pertinemment que le problème n'était pas réglé, que manger devait être une priorité mais il faut croire que cela ne percutait pas dans mon cerveau. J'étais obstinée et fonçais droit dans les tranchées en me disant que tout allait bien et que si, par hasard, je perdais du poids au point d'être épuisée, ce n'était pas grave, la clinique était là pour me rattraper. Ce n'était plus aussi terrible que cela. J'avais l'habitude que cela se passe ainsi...

Mais...

Retour à la case de départ...

Il faut penser autrement...

Je suis en congé maladie et, bien que j'ai beaucoup de mal à l'accepter, la raison prend le dessus. Mon poids est au plus bas. Cela n'aurait aucun sens de reprendre la cadence pour me pâmer quelques semaines plus tard. Je ne suis pus crédible. Et physiquement, la silhouette parle pour moi. Je ne vais pas me représenter devant mon employeur en lui disant que tout va bien. Je me suis demandée si je fuyais ici mes responsabilités du travail. Est-ce cela qui me maintient dans mon état ? Et là, je dois dire non. J'ai confiance en mes capacités intellectuelles, à mon aptitude à prendre les responsabilités qu'il exige. Je n'ai pas peur de faire mon métier. J'ai peur par contre d'échouer encore une fois.

Dans la vie privée, est-ce que je m'infantilise encore ? Et là, je dois dire non. Je fais ce que toute "femme au foyer" ferait si elle ne travaillait pas. C'est-à-dire le ménage, à mon rythme. Les courses et la cuisine. Je tiens les comptes et gère le budget avec mon ami. Et je complète tout ceci par des cours de langue pour donner plus de poids à mon CV lorsque je reprendrai le travail et continue ma mise à jour, mon recyclage qu'exige ma profession. Je ne perds pas le fil de l'actualité.

Infantilisée donc ? Plus vraiment. Peut-être que oui, j'aime me sentir sécurisée dans les bras de l'homme que j'aime et ses attentions mais n'est-ce pas le lot de toute femme ?

Mais toujours au même point, un BMI au plus bas pour moi, dans mon histoire.

10:31 Publié dans Le Point | Lien permanent | Commentaires (0)

08/05/2010

Cogitations nocturnes

Si vous saviez comme je cogite !

Ca monte, ça monte.
Ca doit monter. Ca va monter.
En plus des défis, j'ai d'autres idées...
J'ai grandi dans le sport de compétition.
Le sport peut être mon allié.
Un autre défi.
Qui serait mon travail.
Ma remise en forme.
Me dire que je peux reconstruire mon corps en alliant le sport et un régime plus riche.
Je prendrai du poids et du muscle. Pour retrouver une belle silhouette.
Reste plus qu'à appliquer.
Ca va être difficile.
Mais plus rien ne me fait peur.
Je n'ai rien à perdre. J'ai tout à gagner !
Parce que je l'aime. Nous sommes NOUS, mon ami et moi.
Et des sportifs dans l'âme.
Je veux notre bonheur, notre sérénité.
La violence pour un mieux.
Je cogite. Je cogite. Je cogite.
Je vais me sortir de cette maudite maladie !!!

12:39 Publié dans Le Point | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2010

Le Point ou Le Poing ?

Faire le point. Alors que je dors à poings fermés. Et que j'ai jeté la balance aux oubliettes. Je ne veux plus me peser. Voir ces chiffres en permanence, monter et descendre. Avec toujours le même résultat : l'angoisse vers le bas, l'angoisse vers le haut. Comment faire le point alors sans le chiffre ? Il faut bien se baser sur quelque chose... mais sur quoi ?

Presque 7 ans que je suis tombée dans la maladie. De multiples hospitalisations et de contrôles de tension, de glycémies, de poids. Je peux dire que je connais mon corps par coeur. Je n'ai donc plus besoin de repères et de chiffres. Je peux dire aujourd'hui que j'ai perdu du poids depuis ma sortie de clinique, il y a un peu plus d'un mois à présent. Je n'avais pas pris grand chose et j'ai perdu ce petit quelque chose. Je le sens dans mes vêtements. Je le vois dans le miroir. Je le sens physiquement : je sens une fatigue très particulière qui surgit toujours aux mêmes moments de la journée. J'ai moins de chutes de tension quand je me lève, par contre. Et je parviens à améliorer mes records sur 4 kilomètres quand je fais mon jogging deux fois par semaine. Le corps a des ressources insoupçonnées. Une belle machine. Mais qui s'use et vieillit. Ca, je le sens aussi. Et...

Je le respecte. Je vis à mon rythme. Je suis en congé maladie. Je ne travaille pas. Alors que je rêve de le reprendre. Je ne veux plus me lancer dans les tranchées en sachant que je ne tiendrai pas bien longtemps. Je mûris, je m'assagis, je deviens raisonnable. Mais je ne donnerai jamais raison à l'anorexie ! Elle reste mon combat. Un combat de tous les jours. Avec des jours sans et des jours avec. Je me bats pour renverser la tendance. Aller vers le haut. Monter. Escalader la paroi tous les jours. Car chaque pas est une petite victoire. Celle de la persévérance.

19:18 Publié dans Le Point | Lien permanent | Commentaires (0)