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02/01/2011

Réflexions sur la publicité d'Isabelle Caro

L'article précédant concernait le décès d'Isabelle Caro, ex-mannequin souffrant d'anorexie. Elle fut connue pour avoir posé nue dans une publicité pour réveiller conscience en 2007.

Tout d'abord, je suis attristée par cette nouvelle. Cela m'envoie une onde de choc car, tout comme elle, je souffre des mêmes maux mais surtout, parce qu'elle était en train de combattre courageusement la maladie en remontant son poids à 42 kilos. Ce qui fut certainement très dur et très pénible pour elle. Cela demande une force psychique énorme. Et elle n'aura pas pu profiter de cette liberté qui s'ouvrait petit à petit à elle quand le poids remonte. Que son courage serve d'exemple.

Lorsque cette photo fut publiée en 2007, elle fut sujette à de nombreuses polémiques. Il est évidemment "choquant" de voir le corps décharné de cette jeune femme. Plus de muscles, des saillies osseuses partout, un visage angulaire, des seins tombant, des plis de peau, des hanches saillantes. Je fus choquée moi-même et pourtant il y eut des moments où je n'étais pas loin de cette silhouette.

Mon avis sur la publicité était très mitigé. D'une part, je pense que c'était important de voir à quel point une femme est prête à aller pour être mannequin et le rester. Il s'agit ici d'un sujet qui fut très controversé. Il a permis néanmoins à ce que les normes pour devenir mannequin soient réglementées sur le BMI dans beaucoup de pays. Aussi, je pense que le fait de montrer les dégâts de la maladie permet de prendre conscience qu'elle est dangereuse et mortelle si on laisse aller un proche dans la maigreur. Cela éveille les consciences du commun des mortels. Pour cela, Isabelle Caro l'a fait certainement. Je suis sûre que les parents font plus attention aux régimes de leurs filles, que l'anorexie s'est fait connaître et reconnaître. D'autre part, je trouvais cette publicité fut dangereuse pour toute celles atteintes de la maladie. Il n'y a rien à faire. Les jeunes femmes ne cessent de se comparer aux autres, à se peser, à manger le moins possible. Elles veulent être la plus maigre, atteindre des records dans le bas poids. Certaines qui étaient moins loin qu'Isabelle Caro se seront dites qu'elles pourraient descendre encore. Pour d'autres, cette photo a fait peur. J'en fais partie. Et cela augmente notre conscience du danger potentiel de cette maladie et aide, peut-être, à ne pas se laisser aller.

Alors, pour ou contre ? Il n'y avait pas de réponse à cette question à mes yeux. Ce serait un long débat.

Le fait est qu'elle nous a quittés, que c'est triste et que ça soulève de nombreuses questions.

05/05/2009

Le Jour De La Rechute

 

Je tiens à parler de ce jour parce qu'il revêt quelque chose d'étrange et de particulier.

Etrange et particulier ? ....

Je vous raconte...

Cela faisait bien 4 mois que je travaillais avec un BMI (poids/taille au carré, normal range 18.5 à 25) de 13.8. Mon travail est très exigeant et fatigant. Ca pouvait aller jusqu'à bosser 80 heures semaine. Mes collègues se plaignaient de fatigue, de ras-le-bol et moi, j'étais la dernière à ressentir tout cela ! Je me sentais en super forme, forte, gérant mon stress au mieux. Il faut dire que mon travail est une telle passion qu'elle a dû me porter bien plus lointain que je n'aurais pu.

Mais alors...

Du jour au lendemain, suite à une dispute avec mon ami qui ne supportait plus de me voir si cernée, mon mental s'est écroulé et mon corps ne pouvait plus se lever. J'étais crevée. Epuisée. Faible. Impossible de rassembler des forces pour prendre la route du travail. Il n'y en avait brusquement plus ! 

C'est souvent comme cela que ça arrive, quand personne ne vous met des limites. Un jour, c'est votre corps qui les pose, et impose le repos. Du jour au lendemain, c'est fini. Comme ça. Comme un claquement de doigt. Boum ! Je ne suis pas la seule. Ayant vécu pas mal de temps avec des personnes souffrant de cette maladie, je peux vous dire que, lorsque le corps ne peut plus, il le crie. Par des hypotensions, des hypoglycémies ou des syncopes ! 

L'évidence d'un retour en clinique pointe. Encore un ! Un désarroi. Pour un temps indéterminé.

Et à chaque fois, j'espère, le dernier ! la-chute-16.jpg