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19/12/2009

J+50

Le point ? ...

Guère réjouissant. Désespérant. Accaparant.

Le moral est meilleur, cela me permet de ne pas basculer dans des émotions extrêmes, mais tout de même, il y a des fois, de plus en plus fréquentes, où je me sens RESIGNEE. Je perds de la force dans le combat. Je ne me bats plus pour manger une assiette qui n'est pas du tout dans mes goûts. Je la balance honteusement dans la poubelle, en soupirant, en me disant que cela ne changera pas grand chose de tout de façon. C'est assez rare mais on sait que dans ma situation, passer un repas est un luxe que je ne peux me permettre.

Résultat ? Catastrophique ! Je ne me rappelle plus exactement mes pesées, mais cela doit être -200 grammes, +0, -500 grammes !!! Soit, 400 grammes en-dessous du poids d'entrée, 50 jours plus tard ! Ca marche du tonnerre en clinique. Je mangeais moins chez moi et j'étais stable. Il faut m'expliquer ce qui se passe car ce n'est pas logique. La diététicienne me dit que je perds avec les années de la masse graisseuse et que donc, mon métabolisme de base réaugmente car j'ai proportionnellement plus de muscles, donc je consomme plus d'énergie. Ca tient la route l'hypothèse, mais cela n'arrange pas mes affaires. On veut me donner des compléments alimentaires mais je ne sais pas pourquoi je les refuse toujours en bloc. C'est pas question. Alors que lorsque je me branchais mes perfusions d'alimentation à la maison, je n'avais aucune résistance psychologique. Et c'était bien plus de calories.

Pas de logique dans cette maladie. Ni pour moi ni pour la plupart des autres...

28/11/2009

J+30

fghjghc.jpgUn seul mot : DESESPERANT ! A la fois pour moi mais aussi pour le personnel soignant, d'après mon psychiatre. Comment me soutenir, et comment soutenir son équipe, me demande-t-il ? J'avais ce regard placide alors qu'à l'intérieur, je criais de désespoir. Je ne dis pas grand chose lors de la séance de vendredi. J'errais quelque part en moi et écoutais sa théorie sur une éventuelle piste qui serait la cause de la rechute du moral. Quand vous sentez que personne ne peut plus rien pour vous, sinon moi-même, cela fait plonger le moral de façon abyssale.

Ce qui me désespère ? Des pesées négatives alors que je mange à m'en dégoûter. Je force l'entrée des aliments, avec courage et persévérance. Je pensais que ça allait payer, que je serais récompensée de mes efforts mais non... NON ! Cet engin qui pèse montrait des chiffres indiscutables, ceux qui sous-tendent que je ne mange toujours pas assez ! Cette semaine, j'ai donc perdu 300 grammes puis 200 grammes, soit un demi-kilo. Pour vous, ce n'est rien. Mais pour nous, patientes, ils disent tout, ils ne mentent pas et nos médecins ne voient qu'eux. Je n'ai donc pris que 200 grammes depuis mon admission. Soupir...

Combiné à cela, ma prise de sang est moins bonne : les neutrophiles descendent un peu, l'anémie augmente, les protéines sont en chute libre. Le syndrome de renutrition en somme.

Mais, aujourd'hui, je n'abandonne pas le navire. Je sais que je bloque sur beaucoup de choses, comme sur les compléments alimentaires hypercaloriques. Je les digère mal, c'est lourd sur l'estomac et c'est trop sucré et écoeurant, pour moi en tout cas. Mais je pense que je dois faire des efforts, ne fut-ce que par intervalle de quelques jours, pour faire un "jump" dans le poids.