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14/04/2010

Cuisiner

medium_33_pics_59633.jpgCuisiner peut être difficile pour certaines d'entre nous, voire impossible, pour de nombreuses raisons qui nous sont propres. Mais il est assez courant de voir une personne souffrant de TCA prendre du plaisir à cuisiner pour les autres, sans vraiment toucher à ce qu'elle a préparé. Un peu paradoxal, allez-vous penser. Oui. Si vous prenez un livre qui traite de la problématique, le tableau "général" mentionne souvent cette caractéristique.

Pour ma part, cuisiner fut un problème, auparavant. Il m'était impossible de manger ce que j'avais préparé. Les odeurs finissaient par me dégoûter. Et l'appétit retombait. Et même, le problème commençait déjà avant de s'y mettre, dans le supermarché. Je n'arrivais jamais à me décider de ce que j'allais manger, soit parce que c'était trop riche, soit parce que je n'avais pas d'envie particulière. Cela finissait par m'agacer de tourner en rond dans le magasin. Ainsi, je repartais le sac vide mais surtout plein de ras-le-bol !

Il y a eu progrès avec le temps. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Quand bien même l'anorexie parle encore, je peux la faire taire pour certaines choses, comme la cuisine. Je n'ai plus de problème pour prendre poêle et casserole, pour m'armer d'ustensiles et réajuster des saveurs. Ce que je cuisine est assez basique, sans sauce. Une source de protéines, que je poêle à l'huile d'olive, une portion de légumes et de féculents. Je suis capable de préparer des plats plus raffinés mais je ne prends pas souvent le temps, et je n'en ai pas vraiment envie non plus. Je n'aime pas cuisiner à vrai dire, mais je peux faire un effort ou donner une touche d'originalité, pour l'homme que j'aime.

28/04/2009

Première Victoire

27_small.jpgPremière Victoire... De quoi parle-t-elle ?

De cuisiner ma foi ! En quoi est-ce une victoire ?

Eh bien, pour la plupart d'entre nous, la plus grande difficulté a l'extérieur de la clinique est de se faire à manger, CHAUD. Redevenir notre propre mère nourricière et donc revêtir le tablier ! Il est tellement plus facile de basculer dans un repas froid ou pire, retomber sur les aliments faciles, genre pomme-yaourt. Mais maintenant que je me suis mise en position d'adulte, que je suis vraiment, c'est-à-dire avoir mis des distances avec ma famille et rompu avec mon ami, les dés étaient jetés. Je me voyais mal perpétuer mes "n'importe quoi". Je suis responsable de moi à présent et de tout ce qui m'arrive. Je suis seule chez moi ce week-end. Assurer !

Après cette petit explication, la cuisine. Eternelle question : que manger ? Je ne sais pas !

Envie de quoi ? De rien.

Bon, qu'est-ce qui rentre facilement ? Du quorn, du poulet, du poisson et les légumes.

J'ai alors pris dans le frigo sans me poser de questions le quorn haché que j'avais acheté la veille. J'ai trouvé des épinards à la crème dans le réfrigérateur. Je les ai mélangé avec un peu de sauce tomate basilique, mis une petite dose de fromage rapé par-dessus et c'était prêt. Peu convaincue par ma tambouille, j'ai donné un premier coup de fourchette et j'ai vidé la petite assiette. La première bouchée a entraîné les autres. "Toujours goûter" m'a dit un jour la diététicienne. C'est vrai. Victoire !

Pour moi, un pas de géant. Le reste laisse encore à désirer mais il faut souligner le positif quand il est là !

 

Article revu le 17/6/2010