Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

21/09/2010

Retour En Eaux Calmes

nuages.jpgAprès les turbulences, le calme. La douceur de l'arrière saison. La bouffée d'oxygène prise ce week-end. Ma drogue et mon meilleur moteur : l'Amour.

Après toutes mes agitations internes, mon épuisement psychique, ma décompensation, l'absence de courage pour forcer les repas, le vide, la vacuité, l'expression grandiose de l'anorexie, je mis le frein à main : STOP.

Depuis quelques semaines, je fonctionne par à coups. Je fais des efforts énormes pendant quelques jours, suit une prise de poids conséquente, près du kilo, puis j'explose en larmes, de fatigue, de ras-le-bol, de joie surtout parce que la pression retombe brutalement. Puis, je relâche et reperds une bonne partie de ce poids si durement gagné et consenti. Je n'ai toujours pas dépassé les 3 kilos.

Trouver une autre manière de fonctionner, de faire taire cette satanée maladie. Les nuages m'ont inspirée. Je les regardais, d'en haut puis d'en bas. La vue respirait la tranquillité. Contagieuse sérénité.

Mais oui !

La constance. C'est à elle que je dois m'adresser. L'apprivoiser. Faire des efforts constants, des plus petits, partout où je peux, et gagner du poids plus régulièrement, par petits paliers. Et pour ce faire, j'ai besoin de sérénité. De ma foi en la vie. En moi. Se protéger des autres patientes. Il est très difficile de ne pas se laisser emporter par la vague de soucis des autres. Surtout pour moi. Je suis toujours toute ouïe et prête à aider les autres. Je dois arrêter cela. Je perds trop d'énergie à aider les autres plutôt qu'à moi-même. Se mettre dans une bulle. Absolument. Pour pouvoir faire ces efforts réguliers. Un travail de chaque repas.

Ca marchera. Oui, ça marchera.

14/09/2010

Turbulences

turbulence-logox.jpgTurbulences...

Oui, je me sens comme dans un avion traversant une zone de perturbations.

Secouée...

Le personnel me pousse à avancer plus vite, resserre l'étau de la vigilance. La raison : une petite perte de poids ce week-end.

En général, ça me motive, je m'en fais un défi et m'apporte un certain apaisement. J'arrive à manger plus sereinement et me sens soutenue. A part qu'aujourd'hui, cela fait l'effet inverse. Les turbulences me rendent malades. Je suis épuisée psychologiquement. J'ai un mal fou à exercer mes activités habituelles, à créer, écrire, faire preuve d'imagination, me tenir au courant des évolutions au niveau du travail. Je tourne en rond. Je n'ai pas l'énergie d'aller vers mes envies. Sensation curieuse, je vous le dis ! Et au moment où j'écris, je me sens quelque peu découragée. Je ne peux pas relâcher un tout petit peu la pression sans voir apparaître un résultat négatif sur la balance ! J'ai envie d'envoyer au diable ceux qui m'oppressent. Je vais tenter de rattraper le coup avec les moyens du bord.

C'est-à-dire :

Un gilet de sauvetage... Je me sentirai peut-être plus légère et moins fatiguée à nager en mer.

Un masque à oxygène... Ce week-end, je prends le large pour rejoindre mon ami. Un bon bol d'air frais et d'amour.

Une consigne de sécurité... Comment éviter les écueils de la maladie en cas d'intempérie ?

Sans oublier le principal : les repas et collations qui manquent cruellement quand vous êtes à bord de nos jours !

12/09/2009

Eclaircie

IMG_2940.jpgIl y a un mois, la médecine du travail a donné son aval pour la reprise de mon travail, sous la condition de ne point faire de gardes. Termes accordés par la direction.

Je fus très heureuse de retrouver mon milieu professionnel et mes collègues. Mais après deux semaines, la fatigue était tellement ample que j'ai failli laisser tomber pour me soigner à nouveau. Un tunnel qui n'en finissait pas ! Mais je pris le rythme tout doucement et fis mes marques. J'ai cru ne pouvoir passer au-dessus de la fatigue... Même avec une volonté de fer, mon corps me disait "merde" ! Je dormais mal, je somnolais au volant le matin, j'avais de multiples chutes de tension et l'impression de voler dans les couloirs. Alors que ma discipline alimentaire restait de fer !

J'ai retrouvé un certain équilibre que je sais précaire. Je n'ai plus de marge en terme de poids. J'essaie de vivre et de penser à autre chose mais quand la maladie vous a attrapé huit fois déjà, il y a de quoi devenir fataliste et finir par se dire : "Une fois de plus ! Au point où j'en suis !". Ce n'est pas une attitude positive, je le sais, et c'est pour cette raison que je n'abandonne pas le combat. Je ne peux plus vivre comme cela. Je ne VEUX plus me contenter de survivre. Je veux VIVRE ! Me sentir bien, être en forme, avoir l'énergie pour une vie privée et sociale, ce qui me manque cruellement depuis la reprise. Je suis en mode "boulot-dodo". Et même si mon travail m'a permis de retrouver l'estime de moi, il me manque mon propre respect. Celui du corps, qui nous porte, nous supporte toute la vie. Et c'est une belle machine, croyez-moi !

Et la guérison passe d'abord par se respecter !

Alors, j'ai consulté un médecin pour trouver une solution peu courante. A problème exceptionnel, solution exceptionnelle... Si cela peut aider ne fut-ce qu'une personne se trouvant dans ma situation et qui se retrouve sans cesse dans un cul-de-sac, si cela peut donner une idée aux familles qui font face à l'anorexie, alors cela vaut vraiment la peine que j'en parle !

A suivre...