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12/09/2009

Eclaircie

IMG_2940.jpgIl y a un mois, la médecine du travail a donné son aval pour la reprise de mon travail, sous la condition de ne point faire de gardes. Termes accordés par la direction.

Je fus très heureuse de retrouver mon milieu professionnel et mes collègues. Mais après deux semaines, la fatigue était tellement ample que j'ai failli laisser tomber pour me soigner à nouveau. Un tunnel qui n'en finissait pas ! Mais je pris le rythme tout doucement et fis mes marques. J'ai cru ne pouvoir passer au-dessus de la fatigue... Même avec une volonté de fer, mon corps me disait "merde" ! Je dormais mal, je somnolais au volant le matin, j'avais de multiples chutes de tension et l'impression de voler dans les couloirs. Alors que ma discipline alimentaire restait de fer !

J'ai retrouvé un certain équilibre que je sais précaire. Je n'ai plus de marge en terme de poids. J'essaie de vivre et de penser à autre chose mais quand la maladie vous a attrapé huit fois déjà, il y a de quoi devenir fataliste et finir par se dire : "Une fois de plus ! Au point où j'en suis !". Ce n'est pas une attitude positive, je le sais, et c'est pour cette raison que je n'abandonne pas le combat. Je ne peux plus vivre comme cela. Je ne VEUX plus me contenter de survivre. Je veux VIVRE ! Me sentir bien, être en forme, avoir l'énergie pour une vie privée et sociale, ce qui me manque cruellement depuis la reprise. Je suis en mode "boulot-dodo". Et même si mon travail m'a permis de retrouver l'estime de moi, il me manque mon propre respect. Celui du corps, qui nous porte, nous supporte toute la vie. Et c'est une belle machine, croyez-moi !

Et la guérison passe d'abord par se respecter !

Alors, j'ai consulté un médecin pour trouver une solution peu courante. A problème exceptionnel, solution exceptionnelle... Si cela peut aider ne fut-ce qu'une personne se trouvant dans ma situation et qui se retrouve sans cesse dans un cul-de-sac, si cela peut donner une idée aux familles qui font face à l'anorexie, alors cela vaut vraiment la peine que j'en parle !

A suivre...

04/08/2009

Une Reprise Sous Condition Acceptable ?

Mon entretien avec mon psychiatre s'est bien passé. Etant donné que je stabilise mon poids depuis un mois et qu'enfin, je suis disciplinée pour les repas, je devrais pouvoir reprendre le travail et arriver à transposer mes efforts quotidiens sur place. Mais...

Mon métier exige que je puisse travailler de nuit comme de jour. Il est à grandes responsabilités. Il fallait donc combiner le coeur et la raison. Je peux reprendre mon travail à condition de ne pas faire de travail de nuit dès le début. Cela peut risquer de déstabiliser mon fragile équilibre, ne pouvant manger à l'heure qui me convient... Je vais donc devoir passer par la médecine du travail en visite "pré-reprise" pour voir s'il y a un accord qui peut être trouvé avec l'employeur. La condition sera-t-elle acceptable et acceptée ?

Me voilà donc toujours en suspend... Le rendez-vous est fixé ce jeudi.

Si la reprise est refusée dans ces termes, je vais devoir reprendre mon courage en mains et me faire hospitaliser pour une alimentation parentérale cette fois. Ce sera la première fois que je passe par cette option. Je suis arrivée au point de ma maladie où je ne sais pas prendre de poids rapidement toute seule. Je ne peux pas me forcer plus. Je mange pour vivre, j'ai accepté de devoir me forcer à chaque repas, mais comment voulez-vous que je prenne du poids quand il y a peu d'appétit, peu de plaisir, et que l'estomac est devenu très petit ? Par contre, faire un saut dans les kilos n'est pas un obstacle psychologique en soi. Mon problème ne se situe pas dans mon image corporelle. Je me vois maigre. Ni dans le refus de prendre du poids. Je ne suis juste pour le moment pas capable de faire plus... C'est ainsi...

Je préférerais que cette hospitalisation se fasse plus tard car je sors d'un séjour de 8 mois où je suis restée dans l'espoir d'arriver à grignoter quelques kilos de plus, mais les 4 derniers mois n'ont servi à rien sauf à m'essouffler ! Mais a-t-on toujours le choix dans la vie ? C'est un long débat... :-)