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13/09/2009

Une Alimentation En Parallèle

manger_pour_vivre.gifJe mange pour vivre alors que la plupart de la population vit en partie pour manger. Il est difficile à comprendre comment on ne peut prendre de plaisir en mangeant. Comment on n'arrive pas à manger plus pour obtenir un poids "convenable". Ce que je ressens est ce que vous avez déjà ressenti quand vous êtes malades. Vous n'avez pas d'appétit et vous forcer vous renderait malade. Je vis cela au quotidien.

Alors comment vivre normalement alors que mon poids me l'empêche de faire ? Comment prendre du poids sans forcer le passage ?

Il y a deux solutions : la sonde gastrique et l'alimentation parentérale (par voie veineuse).

Pour la sonde gastrique, bien que ce soit le moyen le plus sûr et le plus naturel, puisque le liquide passe dans les voies digestives pour être absorbé, je ne peux pas m'imaginer avec ce tube passant dans mon nez. Cela couperait aussi le peu d'appétit qui me reste. Alors quoi ? Il reste l'alimentation parentérale. En Belgique, certains patients qui ont des problèmes d'intestins et qui n'absorbent donc pas assez de calories que pour vivre bien, ont un système d'alimentation à domicile. Et c'est ce que j'ai envisagé et accepté de faire. Encore faut-il que je dise oui dans deux semaines pour oser lancer cette thérapie. Elle n'est pas dénudée de risques, infectieux essentiellement. Mais ai-je le choix ? Oui, je veux vivre mieux ! La technique serait de me placer une sorte de port-à-cath qui permettrait de brancher la nuit le sac de nutrition. Ce serait donc un complément de calories bienvenu pour mon corps. J'apprendrais durant un court séjour en hôpital comment placer l'alimentation dans les condition stériles.

C'est une mesure extrême, j'en conviens, qui mérite encore réflexion. Mais je veux me sauver, même si cela va passer par des angoisses face auxquelles j'ignore comment je vais réagir !

Quand on est dans un cul-de-sac, il faut penser à tout. J'encourage toutes celles qui souffrent de problèmes alimentaires et qui sont au stade de vouloir s'en sortir, qu'il faut persévérer ! La vie est belle malgré ces obsessions qui nous pourrissent la vie. Tout dépend de quel côté vous regardez ! Voyez la lumière plutôt que le tunnel... On finira toutes par s'en sortir !

12/09/2009

Eclaircie

IMG_2940.jpgIl y a un mois, la médecine du travail a donné son aval pour la reprise de mon travail, sous la condition de ne point faire de gardes. Termes accordés par la direction.

Je fus très heureuse de retrouver mon milieu professionnel et mes collègues. Mais après deux semaines, la fatigue était tellement ample que j'ai failli laisser tomber pour me soigner à nouveau. Un tunnel qui n'en finissait pas ! Mais je pris le rythme tout doucement et fis mes marques. J'ai cru ne pouvoir passer au-dessus de la fatigue... Même avec une volonté de fer, mon corps me disait "merde" ! Je dormais mal, je somnolais au volant le matin, j'avais de multiples chutes de tension et l'impression de voler dans les couloirs. Alors que ma discipline alimentaire restait de fer !

J'ai retrouvé un certain équilibre que je sais précaire. Je n'ai plus de marge en terme de poids. J'essaie de vivre et de penser à autre chose mais quand la maladie vous a attrapé huit fois déjà, il y a de quoi devenir fataliste et finir par se dire : "Une fois de plus ! Au point où j'en suis !". Ce n'est pas une attitude positive, je le sais, et c'est pour cette raison que je n'abandonne pas le combat. Je ne peux plus vivre comme cela. Je ne VEUX plus me contenter de survivre. Je veux VIVRE ! Me sentir bien, être en forme, avoir l'énergie pour une vie privée et sociale, ce qui me manque cruellement depuis la reprise. Je suis en mode "boulot-dodo". Et même si mon travail m'a permis de retrouver l'estime de moi, il me manque mon propre respect. Celui du corps, qui nous porte, nous supporte toute la vie. Et c'est une belle machine, croyez-moi !

Et la guérison passe d'abord par se respecter !

Alors, j'ai consulté un médecin pour trouver une solution peu courante. A problème exceptionnel, solution exceptionnelle... Si cela peut aider ne fut-ce qu'une personne se trouvant dans ma situation et qui se retrouve sans cesse dans un cul-de-sac, si cela peut donner une idée aux familles qui font face à l'anorexie, alors cela vaut vraiment la peine que j'en parle !

A suivre...