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02/05/2010

Dégradation Physique

Hier soir, mon ami et moi avons discuté de la situation, de ma santé en somme. Ses idées sont toujours bienvenues, même si parfois, cela peut être dur d'entendre. Car soit je suis rigide d'esprit et peux dire : " Non, ce n'est pas possible. Non, cela ne marchera pas", sans y réfléchir et clôturer de la sorte la conversation. Soit je fais face à mes insuffisances qui me rappellent ô combien la dure réalité, c'est-à-dire une vie pleine de limites et de souffrances.

Des maux pour le dire... Voilà sur quoi la conversation a abouti. Voir en face les gênes physiques quotidiennes consécutives à la persistance de la maladie. Bientôt 7 années que je suis tombée dans ce trouble alimentaire. 7 années de sous-poids. Et le corps trinque, et se dégrade.

Mon ami m'a suggéré de faire la liste de tous les symptômes négatifs que je ressens fréquemment. Et je fus étonnée du nombre auquel je suis arrivée. Cela fait réfléchir. Ca remet les idées en place. Une dure réalité qui ne peut plus durer ! Ca donne un coup de cravache !

Je vais vous les énumérer :

- chutes de tension orthostatiques

- malaise vagal

- fatigue physique et psychologique, l’asthénie

- irritabilité, dépression

- mauvaise adaptation à la chaleur

- frilosité

- constipation, flatulence et perte des muscles ad hoc.

- douleur d'estomac, gastrite

- douleurs cervicales

- douleurs épaules et dorsales

- céphalées de tension et névralgie d’Arnold

- contractures et tendinites lors d'efforts exagérés

- mauvais sommeil

- caries dentaires et décalcification maxillaire

- ostéopénie

- malabsorption du fer et du calcium

- phénomène de Raynaud

- douleur des poignets

- sécheresse cutanée

- ongles cassants

- perte de cheveux

- fonte musculaire générale

J'en suis déjà à 22 gênes et je suis sûre que j'en oublie l'une ou l'autre. Sans compter toutes les limitations qu'elles entraînent, que ce soit sportives, professionnelles ou dans les loisirs. Je fais subir à mon corps une guerre qui portera des stigmates irréversibles si cela continue ! Cette liste m'a rappelée à l'ordre. Je ne peux ni ne veux accepter cela ! Et pour ça, je dois tout simplement manger. Manger plus.

La balance penche nettement vers le +. Reprendre du poids pour moins souffrir déjà.

Alors, j'ai pris des résolutions. Je me suis lancée des défis. J'ai défini un objectif : je dois manger chaque jour quelque chose d'inhabituel ou un aliment qui fait peur. Je dois sortir de la spirale, du cercle vicieux des aliments qui rassurent, des à priori et des "je n'ai pas envie". Alors concrètement, cela donne quoi ? Un tiers de pizza comme dîner et un complément alimentaire comme collation. Vous trouverez sans doute que ce n'est pas grand chose. Mais pour moi, c'est déjà beaucoup et j'en suis fière. Les grandes victoires commencent par des petites, non ?

 

19/04/2009

Les symptômes

lessymptômes.jpgEtre en sous-poids (BMI<18.5) est une chose.

En subir les conséquences en est une autre.

Votre corps vous envoie des signaux que l'on capte mais qu'on ignore. C'est comme si vous entendiez "à l'aide" mais que vous estimez ne pouvoir rien y faire. Vous vous en foutez royalement. Mais c'est une attitude dangereuse. On ne joue pas avec son corps. Et un jour, il vous le fera bien sentir, croyez-moi !

Lorsque je travaillais encore, avec un BMI autour 14, j'avais l'impression d'avoir une énergie incroyable. Je ne sentais guère de fatigue tant que j'étais en mouvement. Je semblais bien plus en forme que mes collègues. Comment est-ce possible ?

Votre corps largue une quantité d'hormones de stress à cause du jeûne et vous met dans une sorte d'euphorie à bas bruit.

Mais si on s'arrêtait un instant... S'asseoir quelques minutes.

La remise en route devient pénible. Le corps est en proie à de l'hypotension orthostatique. La tension systolique peut descendre jusqu'à 6 ! Votre vue devient floue, le coeur s'accélère pour compenser, on chancelle quelque peu. Puis, tout redevient clair. Et on poursuit sa route. On a l'habitude et puis on ne tombe pas dans les pommes car on se rattrape à temps.

Première alarme.

Quand, enfin, la journée se termine et que vous arrivez à la maison, la fatigue vous assomme, votre visage se déforme. L'empreinte du manque de sommeil réparateur se lit sur le visage et les cernes se creusent sous les yeux.

Quotidiennement, on passe d'hypotension à l'hypoglycémie, avec sensation de tête vide. On a toujours froid, les mains et pieds sont des glaçons. Il m'arrive de dormir sous 4 couches en hiver !

La constipation est très fréquente et inconfortable. On souffre de bradycardie. Le pouls peut ralentir et descendre vers les 40 bpm. Ca, c'est un mauvais signe ! (danger). On perd des cheveux, les ongles cassent. Il y a fonte musculaire généralisée. On a mal au dos de part les contractures musculaires. On perd de la force.

Il n'y a rien à faire : IL FAUT MANGER pour se sortir de ces symptômes désagréables ! Et apprendre à SE REPOSER ! Deux verbes essentiels mais tellement durs à appliquer. Et l'on se retrouve dans un cercle infernal bien vite : on ne mange pas, donc on est fatigué. Comme on est fatigué, on n'a pas la force psychique pour faire un effort alimentaire, donc on mange peu ou pas.

Donc on est crevé et c'est reparti pour un petit tour...

Mais combien ?

On aurait tendance à se dire qu'il ne vaut mieux pas compter...

Je vous dirais que si... comptez les ! Voir le nombre grimper aura plus de chance de faire réagir que ne pas le voir !

 

Article revu et corrigé le 25/5/2010