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04/09/2010

10 semaines.

J'annonçais deux kilos il y a un peu plus de deux semaines. ENFIN en majuscules ! La prise de poids a continué. Au terme de la neuvième semaine, j'en étais à 2.5 kilos. Je me sentais excessivement bien. Rien à dire à la psychologue si ce n'est que j'étais sereine. Elle me fait remarquer que ce n'est pas facile de dire qu'on va bien... Quand on est en consultation, on largue tout en général. Ce que je fais souvent mais là, que dire de plus que je suis zen et que je retrouve l'éclat dans mes yeux ?

J'allais de plus passer deux jours avec mon ami à la maison. Me changer les idées et m'ôter ce cadre clinique de la tête. Vivre pleinement les moments passés ensemble. Un véritable rafraîchissement !

Puis, de retour de mon escapade amoureuse, le poids a de nouveau chuté. Je m'y attendais. Je ne suis pas au point dehors. L'article précédent évoque ce déni de la réalité que j'ai toujours à 10h30. La collation ne trouve pas sa place ni dans le temps ni dans mon cerveau ni dans mon corps. Je mange bien cette semaine pour rattraper les centaines de grammes perdus. Avec cette impression de trop plein permanent. Je m'attendais donc à une grosse pesée positive. Mais non... Encore 100 grammes de moins ! Pour vous dire la mauvaise perception de ce que c'est de manger normalement.

Retour à la case 2 kilos...

Là, je tire la gueule. Je me renferme sur moi-même. Je sais ce que ça veut dire. Il va falloir augmenter les quantités et les calories. C'est à chaque fois très difficile pour moi. J'aimerais prendre du poids sans manger plus. Alors que les autres patientes espèrent souvent pouvoir manger beaucoup sans prendre de poids... Les peurs se ravivent. L'estomac est lourd, au point de vouloir pleurer. Ca me rend malade cette satiété. Mais voilà, il faut passer par là pour avancer. Souffrir quelques jours puis cela ira mieux.

Je garde la foi...

Je garde le cap...

Je garde mon calme...

Je vais y arriver...

Encore 6 kilos ! Minimum

02/05/2009

Week-End

 

671729022.jpgEncore une semaine de passée ! Il y a des jours où tout semble fonctionner au ralenti. Les heures deviennent des jours. L'aiguille de l'horloge traîne. Mais en fin de semaine, on réalise que les jours ont défilé à une de ces vitesses ! Et vous regardez en arrière le jour de votre admission et quelle horreur ! Des mois se sont déjà écoulés. Des mois de batailles avec soi-même ! Et je peux vous dire que c'est éreintant à souhait !

En clinique, quand vous avez atteint la moitié du contrat de poids ou si vous avez l'autorisation tout court de votre médecin, il vous est permis de sortir en week-end, comme ils disent. Il s'agit de tenter d'appliquer les habitudes alimentaires et la discipline dehors, chez soi. Faire des essais en quelque sorte, pour préparer notre propre prise en charge à l'extérieur ultérieurement.

Le week-end est là. Il m'attend. Jusqu'à présent, il y a perte de poids à chaque fois. Je veux viser plus haut cette fois. A force de faire deux pas en avant puis trois pas en arrière, ce n'est guère encourageant.

Le lundi, on fait le point du week-end avec le médecin. "Comment expliquez-vous votre perte de poids ?". En général, on sait au fond de soi pourquoi la balance a penché négativement mais c'est pas toujours facile à admettre. On a fait des efforts qui sont suffisants pour nous mais manifestement pas pour l'organisme. "J'ai peut-être mangé une tranche de pain en moins, passer la collation du matin car j'ai déjeuné plus tard. Oui, j'ai préféré dormir plutôt que de mettre le réveil." Avec tous ces petits manquements, ça fait la différence sur la balance. Et là, on a souvent la sensation de ne jamais pouvoir y arriver. Mais il arrive parfois le contraire et c'est aussi déstabilisant. On prend du poids alors qu'on a sciemment zappé un repas ou/et une collation. Et là, c'est alors la maladie qui s'exprime. On prend peur car on n'a pas pu "contrôler" le poids. Et il n'y a rien de pire dans notre maladie !

Une nouvelle semaine commence. Un nouveau cycle. Un nouvel essai, avec au bout un prochain week-end.

 

Article revu le 17/6/2010